CPF 2027 : le reste à charge pourrait passer de 150 à 350 €

Professionnelle examinant un dossier de financement de formation et des piles de pièces en euros, symbolisant la hausse du reste à charge CPF

Selon Les Échos (23 septembre 2026), le gouvernement prévoit de faire passer le reste à charge obligatoire du CPF de 150 € à 350 € pour la majorité des formations, dans le cadre du projet de loi de finances 2027 présenté en Conseil des ministres le 1er octobre 2026. Rien n'est encore voté, mais si vous avez un projet de formation en tête, ce dossier mérite votre attention dès maintenant.

Chez Éclat de Réussite, nous suivions déjà ce chantier depuis la concertation de rentrée sur la réforme du CPF. La nouveauté, c'est qu'un chiffre précis vient d'apparaître dans un texte budgétaire : 350 €. Voici ce que cela signifie concrètement, et surtout ce que vous pouvez faire avant que ce chiffre ne devienne définitif.

Ce que prévoit le budget 2027 pour le CPF

Le ministère du Travail veut plus que doubler la participation obligatoire des titulaires du CPF, de 150 € à 350 €, pour l'essentiel des formations. C'est ce que révèle Les Échos le 23 septembre 2026, avant la présentation officielle du projet de loi de finances 2027 en Conseil des ministres le 1er octobre. L'objectif affiché par le ministère est une économie de 300 à 350 millions d'euros sur ce seul dispositif en 2027. Un questionnaire évaluant « la solidité du projet professionnel » du titulaire, avant chaque achat, est également à l'étude, avec un rendez-vous conseiller suggéré (mais pas obligatoire) si le dossier paraît insuffisamment préparé.

Qui resterait protégé à 150 €, selon le texte actuel

Quatre catégories échapperaient à la hausse, d'après les informations relayées par Les Échos : les bilans de compétences, la validation des acquis de l'expérience (VAE), les demandeurs d'emploi inscrits à France Travail, et les formations menant vers des métiers en tension ou des secteurs jugés prioritaires (défense, industrie, souveraineté alimentaire, transition écologique, numérique, médico-social). Important : la liste exacte de ces secteurs prioritaires n'est, à ce stade, pas arrêtée ; elle doit être fixée par arrêté après consultation. Pour un bilan de compétences, le message est donc rassurant : dans tous les scénarios évoqués, la participation reste à 150 €, comme l'an dernier quand son exclusion totale du CPF avait déjà été envisagée, puis écartée.

Pourquoi ce chiffre fait réagir le secteur de la formation

Deux fédérations patronales habituellement discrètes ensemble, Les Acteurs de la compétence et Synofdes, ont alerté publiquement lors d'une conférence commune le 28 septembre 2026, trois jours avant la présentation du budget. Leur argument : au-delà du reste à charge, l'enveloppe globale consacrée au CPF serait réduite de plus de 2 milliards à environ 1,3 milliard d'euros. Pour elles, un reste à charge multiplié par plus de deux risque surtout de décourager les salariés aux revenus modestes de se former, plutôt que de mieux cibler les dépenses.

Ce qui ne change pas tant que la loi n'est pas votée

À ce jour, le reste à charge CPF est toujours fixé à 150 € par dossier, comme depuis le 2 avril 2026 : rien ne change avant un vote définitif. Le calendrier parlementaire prévoit un dépôt à l'Assemblée nationale au plus tard le 6 octobre, un examen en séance publique à partir du 13 octobre, puis une navette avec le Sénat en novembre et décembre. Entre un projet révélé par la presse et une loi votée, il peut se passer plusieurs mois, et parfois le texte change en cours de route. Mais une chose est sûre : les règles actuelles, elles, sont connues et stables aujourd'hui.

Pourquoi c'est le bon moment pour lancer votre dossier

Si votre projet de formation CPF n'entre pas clairement dans les secteurs listés comme prioritaires, agir maintenant vous évite de prendre le risque d'un reste à charge plus que doublé. C'est le cas, par exemple, d'une formation en anglais professionnel ou d'une formation en marketing de contenus et réseaux sociaux, éligibles au CPF mais qui ne figurent pas dans la liste des secteurs cités (défense, industrie, numérique au sens large, transition écologique, médico-social). Nous ne pouvons pas vous garantir que ces formations resteront à 150 € en 2027 : nous pouvons seulement constater qu'aujourd'hui, c'est encore le cas.

Selon votre statut, plusieurs financements restent mobilisables en parallèle du CPF : OPCO pour les salariés, FAF ou AGEFICE pour les chefs d'entreprise, FAFCEA pour les artisans, ou France Travail pour les demandeurs d'emploi (qui, selon le projet actuel, échapperaient de toute façon à la hausse). Chez Éclat de Réussite, nous sommes certifiés Qualiopi (Certifopac n° 11012-4), et un premier échange gratuit permet de clarifier ce qui est pris en charge dans votre situation précise, avant tout engagement. Nous répondons sous 48 à 72 heures ouvrées.

Conclusion : un projet à suivre, pas encore une règle à appliquer

Le passage du reste à charge de 150 à 350 € n'est, pour l'instant, qu'un projet inscrit dans un texte budgétaire qui va encore être débattu pendant plusieurs mois. Mais c'est un projet suffisamment précis, et porté par un objectif d'économie suffisamment chiffré, pour qu'il ne reste pas lettre morte. Si un projet de formation vous tient à cœur, mieux vaut le lancer sous les règles d'aujourd'hui que de parier sur l'issue d'un débat parlementaire qui ne fait que commencer. Nous continuerons à suivre ce dossier et à vous tenir informés au fil des votes.

FAQ : CPF et budget 2027

Qu'est-ce qui change pour le CPF dans le budget 2027 ?

Selon Les Échos (23 septembre 2026), le projet de loi de finances 2027, présenté en Conseil des ministres le 1er octobre 2026, prévoit de faire passer le reste à charge obligatoire du CPF de 150 € à 350 € pour la majorité des formations. L'objectif affiché est une économie de 300 à 350 millions d'euros pour le ministère du Travail.

Le reste à charge CPF est-il déjà passé à 350 € ?

Non. C'est un projet inscrit dans le projet de loi de finances 2027, pas encore voté. Le texte doit être examiné à l'Assemblée nationale à partir du 13 octobre 2026, puis au Sénat en novembre et décembre. Jusqu'au vote définitif, le reste à charge reste fixé à 150 € par dossier, comme depuis le 2 avril 2026.

Quelles formations resteraient à 150 € de reste à charge ?

D'après Les Échos, resteraient au tarif de 150 € : les bilans de compétences, la validation des acquis de l'expérience (VAE), les demandeurs d'emploi inscrits à France Travail, ainsi que les formations menant vers des métiers en tension ou des secteurs jugés prioritaires (défense, industrie, souveraineté alimentaire, transition écologique, numérique, médico-social). La liste définitive de ces secteurs n'est pas encore arrêtée.

Le bilan de compétences est-il menacé par cette réforme du CPF ?

Non, pas sur le reste à charge : dans tous les scénarios évoqués à ce stade, le bilan de compétences reste à 150 € de participation. C'est d'ailleurs la même protection que celle déjà obtenue l'an dernier, quand son exclusion totale du CPF avait été envisagée puis écartée.

Faut-il se former maintenant avant que le reste à charge n'augmente ?

Si vous avez un projet de formation CPF (anglais professionnel, marketing de contenus et réseaux sociaux, intelligence artificielle) qui n'entre pas clairement dans les secteurs jugés prioritaires, c'est le bon moment pour lancer votre dossier : les règles actuelles, avec un reste à charge de 150 €, s'appliquent tant que la loi de finances 2027 n'est pas votée.