IA et recrutement : ce que révèle la première étude chiffrée sur vos offres d'emploi

Professionnel du tertiaire consultant une courbe de statistiques sur les offres d'emploi et l'IA sur un écran d'ordinateur

Publiée le 22 septembre 2026, une étude inédite des économistes Marie-Renée Andreescu et Éric Maurin, « Generative AI and the Changing Demand for Skills », chiffre pour la première fois en France l'effet de l'IA générative sur les offres d'emploi, à partir des données de France Travail. Résultat : dans l'informatique, les métiers les plus exposés voient leurs offres chuter de 40 à 50 % par rapport aux métiers peu concernés. Un chiffre qui interpelle, et qui mérite d'être lu jusqu'au bout avant de céder à l'inquiétude.

Ce que mesure exactement cette étude

L'étude s'appuie sur les offres publiées et les données d'embauche de France Travail depuis plusieurs années. Premier constat : les offres dans l'informatique et les technologies de l'information, les métiers les plus directement exposés à l'IA générative, chutent de 40 à 50 % par rapport aux métiers peu exposés depuis fin 2023, au moment où Copilot puis ChatGPT Enterprise se généralisent en entreprise. Sur un ensemble plus large de 125 métiers exposés indirectement (comptables, chargés RH et fonctions similaires, qui représentent à eux seuls 15 à 20 % de l'emploi total), la baisse relative atteint 25 % début 2026. Au niveau national, les auteurs estiment qu'environ 5 % des offres d'emploi manqueraient aujourd'hui à l'appel si l'on attribue cet écart à la diffusion de l'IA générative.

Pourquoi l'informatique, la comptabilité et les RH en première ligne

Ce ne sont pas les métiers les plus « intelligents » qui reculent le plus, ce sont les métiers dont une partie des tâches se codifie facilement : écrire du code répétitif, saisir des écritures comptables standard, trier des CV en première lecture. C'est précisément ce que l'IA générative sait déjà bien faire. Et le vivier de postes créés en contrepartie reste, pour l'instant, limité : un peu plus de 1 200 postes sont ouverts aujourd'hui en France dans l'IA, le machine learning et l'ingénierie des modèles de langage, un chiffre trop étroit pour compenser la contraction observée côté informatique classique. Nous détaillions déjà cette dynamique de fond dans notre article sur le plan Impulsion IA que l'État vient de lancer : c'est exactement ce type de décalage, entre adoption rapide de l'IA et formation encore insuffisante, que la puissance publique cherche désormais à combler.

Une baisse d'offres n'est pas une suppression de métier

Soyons directs : ces chiffres sont réels, sourcés, et il serait malhonnête de les minimiser. Mais une chute des offres publiées ne signifie pas la disparition du métier. Le comptable ou la chargée de recrutement d'aujourd'hui n'a pas disparu : ce qui change, c'est le contenu des postes que les entreprises cherchent à pourvoir. Moins de saisie répétitive, plus de vérification, d'analyse et de pilotage d'outils IA. Un métier exposé n'est pas un métier supprimé, il est transformé, et la vraie ligne de fracture se joue entre celles et ceux qui actualisent leurs compétences et celles et ceux qui attendent de voir.

Les métiers les moins touchés, pour l'instant

L'étude cite explicitement les jardiniers et les infirmiers parmi les professions les moins exposées à l'IA générative : les métiers manuels et à forte dimension relationnelle résistent mieux, du moins tant que le contact humain reste au centre du service rendu. Nous le constations déjà très concrètement dans notre article sur l'IA au quotidien dans un salon de coiffure : l'outil change la manière de gérer les visuels ou les avis clients, mais il ne remplace pas la relation au comptoir.

Ce que vous pouvez faire dès maintenant

Si votre métier fait partie de ceux que cette étude place en première ligne, deux leviers concrets existent, sans attendre que la situation se précise d'elle-même. Un bilan de compétences permet d'abord de clarifier, avec une consultante, ce que l'IA change réellement dans votre poste et quelles marges de manœuvre vous restent, qu'il s'agisse d'évoluer sur place ou d'envisager une reconversion. Ensuite, notre formation certifiante à l'intelligence artificielle (RS7439) vous permet de transformer l'IA en compétence valorisable plutôt que de la subir : elle se concentre sur le marketing de contenus, pour gagner en visibilité et attirer des clients grâce à ces outils. Elle est éligible au CPF et au FAFCEA, avec un reste à charge de 150 € par dossier ; d'autres financements existent selon votre statut (OPCO, FAF, AGEFICE, France Travail). Le tout se suit en e-learning, où que vous soyez en France, et nous répondons sous 48 à 72 heures ouvrées pour construire votre dossier avec vous.

Conclusion : un signal à prendre au sérieux, pas un verdict

Cette étude confirme, chiffres à l'appui, ce que beaucoup ressentaient déjà sur le terrain : l'IA générative modifie en profondeur la demande de compétences dans les métiers de bureau. Mais un métier exposé n'est pas un métier condamné. Le vrai risque n'est pas dans l'algorithme, il est dans l'attentisme. Faire le point maintenant, avec un bilan de compétences ou une formation ciblée, coûte beaucoup moins cher que de le faire dans l'urgence.

FAQ : l'étude sur l'IA et les offres d'emploi

Que révèle la nouvelle étude sur l'IA et les offres d'emploi en France ?

Publiée le 22 septembre 2026, l'étude « Generative AI and the Changing Demand for Skills » de Marie-Renée Andreescu et Éric Maurin, fondée sur les données de France Travail, montre que les offres d'emploi en informatique les plus exposées à l'IA générative ont chuté de 40 à 50 % par rapport aux métiers peu exposés depuis fin 2023. Sur un ensemble plus large de 125 métiers concernés (comptables, RH...), la baisse relative atteint 25 % début 2026.

Cette baisse des offres signifie-t-elle que ces métiers vont disparaître ?

Non. Moins d'offres publiées ne veut pas dire métier supprimé, mais métier transformé : les recruteurs republient moins de postes identiques et recherchent des profils qui savent déjà utiliser ces outils. Le vrai risque n'est pas la disparition du métier, mais le déclassement de celles et ceux qui n'auront pas actualisé leurs compétences.

Quels métiers restent le moins concernés par cette baisse ?

L'étude cite notamment les jardiniers et les infirmiers parmi les métiers les moins exposés à l'IA générative : les professions manuelles et à forte dimension relationnelle résistent mieux, pour l'instant, que les métiers de bureau et de traitement de l'information.

Que faire si mon métier fait partie de ceux les plus exposés ?

Deux leviers concrets : un bilan de compétences pour clarifier ce que l'IA change réellement dans votre poste et identifier vos marges de manœuvre, et une formation certifiante pour transformer l'IA en compétence valorisable plutôt que de la subir.

Une formation à l'IA est-elle finançable rapidement, sans attendre ?

Oui. Notre formation certifiante (RS7439) se concentre sur le marketing de contenus avec l'IA, pour gagner en visibilité et attirer des clients. Elle est éligible au CPF et au FAFCEA, avec un reste à charge de 150 € par dossier, et se suit à distance où que vous soyez en France.