Le 30 juin 2026, la Direction générale du Trésor a publié une note qui bouscule un discours ambiant : ce ne sont pas les métiers les moins qualifiés qui sont le plus exposés à l'IA, mais la finance et l'informatique. La même semaine, une étude d'OpenAI chiffrait cette exposition pour la France. Voici ce qu'il faut en retenir.
Ce que dit la note du Trésor du 30 juin 2026
La note Trésor-Éco n° 391, publiée le 30 juin 2026, part d'un constat simple : l'IA générative agit par deux mécanismes opposés, la substitution de certaines tâches d'un côté, les gains de productivité qui stimulent la demande de travail de l'autre. L'effet net agrégé sur l'emploi reste incertain selon les auteurs eux-mêmes.
Le point le plus notable concerne les secteurs touchés en premier lieu : la finance et l'informatique concentrent aujourd'hui les premières vagues de suppressions attribuées à l'IA, et non les métiers les moins qualifiés comme on pourrait l'imaginer. La note nuance toutefois : l'IA sert parfois de prétexte à des restructurations dont les causes sont ailleurs. Elle relève aussi un ralentissement de l'insertion des jeunes diplômés, un signal à surveiller.
Les chiffres de l'étude OpenAI pour la France
Publiée en juin 2026, l'étude « The AI Jobs Transition Framework for the EU » d'OpenAI Economic Research a analysé 2 609 métiers ESCO, pondérés par les données Eurostat 2025 sur les 27 États membres. Pour la France, elle distingue quatre trajectoires : 13 % des emplois à risque élevé d'automatisation, 13 % qui se développent grâce à l'IA, 29 % qui se réorganisent, et 45 % qui changent peu à court terme. Les chercheurs le précisent eux-mêmes, ces catégories décrivent des « trajectoires de transition plausibles », pas des prédictions de suppression d'emplois.
À titre de comparaison, le baromètre du numérique 2025 montrait que 62 % des Français perçoivent l'IA comme un risque pour leur emploi, bien davantage que la part réellement classée à haut risque.
Réorganisé ne veut pas dire supprimé
La catégorie la plus large des deux publications est celle des métiers qui se réorganisent, pas celle des métiers qui disparaissent. Pour un poste en finance ou en informatique, cela signifie de nouvelles tâches et de nouveaux outils à maîtriser, plutôt qu'une ligne qui disparaît de l'organigramme du jour au lendemain. C'est cohérent avec la recommandation de la note, qui privilégie l'accompagnement et la formation face aux transitions en cours.
Ce que vous pouvez faire dès maintenant
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Rien ne dit que votre poste va disparaître. Tout indique en revanche qu'il va changer, et mieux vaut préparer ce changement que le découvrir sur un plan social.
FAQ : l'IA et l'emploi des cadres en 2026
Est-ce que l'IA va vraiment supprimer des emplois en France ?
La note du Trésor du 30 juin 2026 (Trésor-Éco n° 391) est claire sur ce point : l'effet net agrégé de l'IA sur l'emploi reste incertain. Une étude OpenAI publiée le même mois chiffre à 13 % la part des emplois français à haut risque d'automatisation, contre 29 % qui vont plutôt se réorganiser et 45 % qui changent peu à court terme. Exposition ne veut pas dire suppression.
Quels métiers sont les plus exposés selon la note du Trésor ?
Contrairement à une idée reçue, ce ne sont pas les métiers les moins qualifiés qui sont en première ligne. La note du Trésor identifie la finance et l'informatique comme les secteurs les plus exposés, où se concentrent déjà les premières vagues de suppressions de postes attribuées à l'IA, même si le document précise que l'IA sert parfois de prétexte à d'autres restructurations.
Que veut dire « métier réorganisé » plutôt que « supprimé » ?
Selon l'étude OpenAI, 29 % des emplois français vont voir leurs tâches se réorganiser autour de l'IA : le poste reste, mais son contenu change et de nouvelles compétences deviennent nécessaires. C'est une trajectoire de transformation, pas une prédiction de suppression, comme le précisent les auteurs de l'étude.
Je suis cadre en finance ou en informatique, dois-je m'inquiéter ?
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