Envisager une reconversion en 2026 ? Voici ce qui vient de changer

Salariée réfléchissant à une reconversion professionnelle

Depuis le 1er janvier 2026, un dispositif appelé « période de reconversion » a remplacé Pro-A et Transco pour tous les salariés du secteur privé qui souhaitent évoluer ou changer de métier sans quitter leur employeur. Des arrêtés d'extension publiés au Journal officiel le 11 juillet 2026 viennent de rendre ce cadre obligatoire dans plusieurs branches professionnelles, avec une mesure qui nous concerne directement : la généralisation de bilans de compétences préventifs pour les postes jugés fragiles. Voici ce que cela change concrètement, que votre secteur soit déjà couvert ou non.

Ce que prévoient les arrêtés d'extension du 11 juillet 2026

Les arrêtés publiés au Journal officiel le 11 juillet 2026 rendent obligatoires, pour toutes les entreprises de plusieurs branches professionnelles (notamment le secteur tertiaire et celui du lien social et familial), des accords qui organisent la nouvelle période de reconversion, selon Centre Inffo, l'organisme de référence sur le droit de la formation professionnelle. Concrètement, ces accords de branche formalisent notamment des bilans de compétences préventifs, proposés aux salariés occupant des postes identifiés comme fragilisés par les observatoires prospectifs des métiers de leur branche. Autrement dit : dans ces secteurs, on n'attend plus qu'un poste disparaisse pour agir, on cherche à anticiper.

La période de reconversion, un dispositif qui simplifie (un peu) les choses

La période de reconversion est le dispositif qui a fusionné, depuis le 1er janvier 2026, les anciens mécanismes Pro-A (réservé aux salariés peu qualifiés en CDI) et Transco (ciblé sur les métiers fragilisés au sein d'une même entreprise), jugés trop complexes pour être réellement utilisés. Issue de la loi du 24 octobre 2025 relative à l'emploi des salariés expérimentés et précisée par des décrets du 28 janvier 2026, elle permet à un salarié du privé de se former à une nouvelle qualification (certification RNCP, CQP, bloc de compétences ou socle CléA) tout en conservant son contrat de travail, pour une mobilité interne ou externe. Les arrêtés de juillet ne créent donc pas ce dispositif : ils le rendent obligatoire, branche par branche, pour des entreprises qui pouvaient jusque-là s'en tenir éloignées.

Ce que ça change concrètement selon votre situation

Si votre branche professionnelle fait partie des accords étendus en juillet 2026, votre employeur a désormais une obligation renforcée de vous informer sur ce dispositif et, selon les cas, de vous proposer un bilan de compétences préventif avant qu'une difficulté ne s'installe. Si votre secteur n'est pas encore concerné, rien ne vous empêche de prendre les devants : le bilan de compétences reste accessible à titre individuel, sans attendre qu'un accord de branche vous y invite. C'est d'ailleurs souvent ce que nous observons chez Éclat de Réussite : les personnes qui viennent nous voir avant que leur poste ne devienne intenable en ressortent avec un projet plus posé que celles qui attendent la rupture.

Prendre les devants, avec ou sans accord de branche

Un bilan de compétences préventif, qu'il soit proposé par votre branche ou entrepris de votre propre initiative, répond à la même logique : comprendre ce qui, dans votre poste, tient encore et ce qui s'essouffle, avant de décider s'il faut évoluer, changer d'entreprise ou changer de métier. Chez Éclat de Réussite, l'entretien préliminaire de 30 minutes est gratuit et sans engagement, quel que soit votre secteur. L'accompagnement dure ensuite 8 à 12 heures réparties sur 4 à 12 semaines, avec l'une de nos trois consultantes, financé par le CPF (reste à charge de 150 € par dossier), l'OPCO si vous êtes salarié, ou France Travail si vous êtes en recherche d'emploi ; le détail sur notre page financement. Nous en parlions déjà dans notre article sur la reconversion après un burn-out : le bilan sert justement de sas avant la décision, pas seulement après un coup dur.

Conclusion : un cadre qui progresse, une démarche qui reste la vôtre

Les arrêtés du 11 juillet 2026 confirment une tendance de fond : la reconversion professionnelle sort peu à peu du seul registre de l'urgence pour devenir un droit mieux organisé, secteur par secteur. Mais tant que votre branche n'a pas formalisé cet accompagnement, ou même si elle l'a fait, rien ne remplace une démarche personnelle et anticipée. Un bilan de compétences ne coûte rien à envisager : le premier échange est gratuit.

FAQ : la nouvelle période de reconversion et vos droits

Qu'est-ce que la « période de reconversion » qui remplace Pro-A et Transco ?

La période de reconversion est un dispositif entré en vigueur le 1er janvier 2026 (loi du 24 octobre 2025, décrets du 28 janvier 2026), qui fusionne les anciens mécanismes Pro-A et Transco. Elle permet à un salarié du secteur privé de se former à une nouvelle qualification tout en conservant son contrat de travail, pour une mobilité interne ou externe.

Que changent exactement les arrêtés d'extension du 11 juillet 2026 ?

Ces arrêtés, publiés au Journal officiel, rendent obligatoires pour toutes les entreprises de plusieurs branches professionnelles (dont le tertiaire et le lien social et familial) des accords qui organisent la période de reconversion, avec notamment des bilans de compétences préventifs pour les postes jugés fragiles par les observatoires de branche.

Mon secteur d'activité est-il concerné dès maintenant ?

Cela dépend de votre branche professionnelle : seuls les secteurs couverts par un accord étendu en juillet 2026 sont concernés par ces nouvelles obligations. D'autres branches devraient suivre progressivement, au fil des négociations et des extensions à venir.

Qu'est-ce qu'un bilan de compétences « préventif » évoqué par ces accords ?

C'est un bilan proposé en amont d'une difficulté, avant qu'un poste ne disparaisse ou ne devienne intenable, pour les salariés occupant des métiers identifiés comme fragiles par les observatoires prospectifs de leur branche. La logique est la même que celle d'un bilan classique : elle intervient simplement plus tôt.

Si mon secteur n'est pas encore couvert, puis-je quand même faire un bilan de compétences ?

Oui. Le bilan de compétences reste accessible à titre individuel, sans attendre qu'un accord de branche vous y invite. Chez Éclat de Réussite, l'entretien préliminaire de 30 minutes est gratuit, et le bilan est finançable par le CPF (150 € de reste à charge), l'OPCO ou France Travail selon votre situation.