Rupture conventionnelle : vos indemnités chômage vont baisser au 1er septembre 2026

Femme signant un document de rupture conventionnelle à son bureau, calendrier de septembre affiché au mur, ordinateur portable ouvert à côté

À partir du 1er septembre 2026, la durée maximale d'indemnisation chômage après une rupture conventionnelle individuelle passe de 18 à 15 mois pour les moins de 55 ans, et jusqu'à 27 mois à 20,5 mois pour les 55 ans et plus, selon l'avenant n° 3 du 25 février 2026 à la convention d'assurance chômage. Si vous envisagez ou venez de signer une rupture conventionnelle, voici ce que ce changement modifie concrètement, et pourquoi c'est aussi le bon moment pour sécuriser le financement de votre prochaine étape.

Ce qui change concrètement au 1er septembre 2026

La durée maximale d'indemnisation chômage après une rupture conventionnelle individuelle se réduit à 15 mois pour les moins de 55 ans (contre 18 mois aujourd'hui) et à 20,5 mois pour les 55 ans et plus (contre 22,5 à 27 mois selon l'âge actuellement), d'après l'avenant n° 3 du 25 février 2026 au protocole d'accord du 10 novembre 2023 relatif à l'assurance chômage. Ce texte, négocié par les partenaires sociaux, a été transposé par une loi adoptée en seconde lecture par l'Assemblée nationale le 26 mai 2026, avant application au 1er septembre 2026.

Concrètement, cela ne change rien au montant mensuel de votre allocation ni aux conditions pour signer une rupture conventionnelle avec votre employeur. Ce qui bouge, c'est la durée pendant laquelle vous pouvez être indemnisé·e si votre recherche d'emploi ou votre reconversion prend plus de temps que prévu.

Qui est vraiment concerné par cette réforme

Seules les ruptures conventionnelles individuelles dont le contrat de travail se termine après le 31 août 2026 sont concernées : si votre contrat s'achève le 31 août 2026 ou avant, vous conservez les règles actuelles, même si votre indemnisation se poursuit après cette date. Les licenciements, les ruptures conventionnelles collectives et les démissions légitimes ne sont pas touchés par ce texte, qui vise spécifiquement la rupture conventionnelle individuelle.

Si vous êtes en train de négocier une rupture conventionnelle avec votre employeur, la date de fin de contrat fixée dans la convention devient donc un paramètre à regarder de près, au-delà du seul montant de l'indemnité de rupture.

La contrepartie : un accompagnement France Travail renforcé

En échange de cette réduction, l'avenant prévoit un accompagnement individualisé et renforcé dès le premier rendez-vous, avec un suivi plus intensif défini par un cahier des charges spécifique validé par le conseil d'administration de France Travail. L'objectif affiché est de raccourcir le temps de retour à l'emploi, ou d'aider plus vite les personnes qui souhaitent se réorienter vers un nouveau métier.

Ce suivi renforcé peut être une réelle opportunité si vous savez vous en servir activement, plutôt que d'attendre qu'il produise ses effets tout seul. C'est justement le rôle d'un accompagnement complémentaire, comme un bilan de compétences, que de vous aider à arriver à ces rendez-vous avec un projet déjà structuré.

Ce que ça change pour votre projet de reconversion

Nuançons tout de suite : une baisse de la durée d'indemnisation ne veut pas dire fin de vos droits, mais elle réduit le filet de sécurité dont vous disposez si votre projet de reconversion met du temps à se concrétiser. Concrètement, cela renforce l'intérêt de clarifier votre projet avant la fin de votre contrat plutôt qu'une fois l'indemnisation entamée.

Chez Éclat de Réussite, nous accompagnons régulièrement des personnes qui arrivent en sortie de rupture conventionnelle avec des profils très différents : des cadres qui négocient leur départ pour changer de secteur, des professionnels du tertiaire (commerciaux, service client, RH) en quête d'un nouveau souffle, ou des personnes en reconversion après un burn-out. Si votre situation est différente, notre article sur la reconversion après un licenciement peut aussi vous donner des repères utiles, même si les règles d'indemnisation ne sont pas les mêmes.

Sécuriser le financement de votre bilan ou de votre formation, maintenant

Vos droits CPF restent mobilisables, quelle que soit la date de votre rupture conventionnelle, avec un reste à charge de 150 € par dossier. Si vous êtes demandeur d'emploi, France Travail peut compléter ce financement ; un bilan de compétences permet de poser noir sur blanc ce que vous voulez faire de cette transition, avant de vous engager dans une formation. Chez nous, il est mené par l'une de nos deux consultantes, en formule Éclat Essentiel (8 heures, 1 750 €) ou Éclat Prestige (12 heures, 2 100 €), sur 4 à 12 semaines et entièrement en e-learning : où que vous soyez en France, vous pouvez démarrer sans attendre. Retrouvez le détail des financements mobilisables selon votre statut (CPF, OPCO, FAF, AGEFICE, France Travail).

Le premier échange, de 30 minutes, est gratuit et sans engagement : il sert à vérifier que la formule vous correspond, que votre rupture conventionnelle soit déjà signée ou encore en discussion. Nous répondons sous 48 à 72 heures ouvrées.

Conclusion : un filet plus court, une bonne raison d'agir tôt

Cette réforme ne change rien à votre projet en lui-même, mais elle raccourcit le temps dont vous disposez pour le mener à bien une fois indemnisé·e. Plutôt que d'attendre la fin de votre préavis pour y réfléchir, le moment le plus utile pour clarifier votre trajectoire, c'est maintenant, pendant que vous avez encore le temps de le faire sereinement plutôt que dans l'urgence.

FAQ : assurance chômage et rupture conventionnelle

Qu'est-ce qui change exactement pour l'indemnisation chômage après une rupture conventionnelle au 1er septembre 2026 ?

À partir du 1er septembre 2026, la durée maximale d'indemnisation chômage après une rupture conventionnelle individuelle passe de 18 à 15 mois pour les moins de 55 ans, et de 22,5-27 mois à 20,5 mois pour les 55 ans et plus, selon l'avenant n° 3 du 25 février 2026 à la convention d'assurance chômage, transposé par une loi adoptée par l'Assemblée nationale le 26 mai 2026.

Je suis déjà indemnisé·e après une rupture conventionnelle, suis-je concerné·e par cette baisse ?

Non. La mesure s'applique uniquement aux salariés dont le contrat de travail se termine après le 31 août 2026. Si votre contrat s'est terminé le 31 août 2026 ou avant, vous conservez les règles d'indemnisation actuelles, même si votre indemnisation se poursuit après cette date.

Cette réforme concerne-t-elle aussi les licenciements ou les démissions ?

Non, l'avenant n° 3 ne modifie que l'indemnisation après une rupture conventionnelle individuelle. Les règles applicables après un licenciement, une rupture conventionnelle collective ou une démission légitime ne changent pas dans ce texte.

Comment financer un bilan de compétences ou une formation avant que mes droits ne changent ?

Vos droits CPF restent mobilisables, avec un reste à charge de 150 € par dossier, quelle que soit la date de votre rupture conventionnelle. Si vous êtes demandeur d'emploi, France Travail peut compléter ce financement ; un entretien préliminaire gratuit de 30 minutes permet de faire le point sur votre situation avant tout engagement.

En échange de cette baisse, qu'est-ce qui change dans l'accompagnement France Travail ?

L'avenant prévoit en contrepartie un accompagnement individualisé et renforcé dès le premier rendez-vous, avec un suivi plus intensif défini par un cahier des charges spécifique validé par le conseil d'administration de France Travail, pour aider les personnes concernées à retrouver un emploi ou engager une reconversion plus vite.